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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 14:44

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui je ne vais pas vous parler de mes enfants (quoi, c'est vrai, honte à moi d'ailleurs, tous les posts récents ne parlent que d'eux...).

Non, aujourd'hui je vais vous parler d'un truc utile, un truc auquel on aurait aimé participer durant nos années de galères. Je parle d'une initiative du magazine Famili en partenariat avec l'association MaÏa que vous connaissez tous. Une initiative qui enfin met sur la place publique un sujet encore beaucoup trop tabou : l'infertilité.

Cette année, le 23 mai, ils organisent la Journée de l'Infertilité. C'est à l'Institut Pasteur à Paris, il y aura des conférences, débats, tables rondes en présence de nos amis les médecins. Il y sera question de PMA bien sûr, de don de gamètes, de couple... Bref que des sujets intéressants. Je dis bravo et j'espère de tout coeur que cette journée va se répéter tous les ans, que les salles de l'Institut Pasteur seront pleines à craquer, et que d'année en année, la petite graine grossira... 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 10:58

Et voilà, un de mes petits monstres s'est mis à marcher. C'est Paul. Ca se préparait depuis un bon moment, il était stable sur ses pattes sans se tenir depuis longtemps (2 bons mois), mais ne se lançait pas. Tout au long de cette semaine, c'est allé crescendo : d'abord 2-3 petits pas entre le canapé et le fauteuil, entre la poubelle et le four (oui oui pas bien mais il adooooooore la poubelle et le four a une grosse poignée juste à leur hauteur...)... à chaque fois on avait à peine le temps de voir, et dès qu'il voyait qu'on le regardait (avec nos yeux qui devaient trahir qu'on était comme des fous), il se remettait par terre. Plus ça allait, plus il faisait de pas. Et hier soir, ça a été le festival, pour notre plus grand plaisir ;-) Des bonnes longueurs de 6-7 mètres parcourues d'une traite, avec son air attentif, sa bouche grande ouverte "ooohhh". On est trop fiers. Bon, le 4 pattes reste encore son mode de déplacement privilégié mais on sent qu'un cap est franchi.

Et Diego, me direz-vous. Diego tient aussi très bien debout depuis quelques temps. Et de plus en plus, il se lâche. Il adore, comment dire, il EXIGE qu'on le tienne par les mains pour le faire marcher en permanence. Il a super envie de marcher donc, mais pour le moment il ne se lance pas. Il se marre dès qu'il voit son frère marcher. Ils rigolent tous les 2 côte à côte quand ils se tiennent à la barrière et bougent leur popotin ensemble. Bref, on se marre bien tous les 4.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 10:15

Je rebondis sur le commentaire de llolotte concernant la réduction embryonnaire. Je vois que je ne suis pas la seule dans ce cas, il serait donc peut-être bon d'en parler...

A vrai dire, je ne pensais pas que cela serait facile à vivre, mais je ne m'attendais pas non plus à un tel retour en boomerang après le 1er anniversaire.

Il y a certes la charge symbolique de la date, c'est évident, ça fait un peu tout remonter à la surface. Qui était-il ? ou t-elle ? A qui aurait-il ou elle ressemblé ? Quel aurait été son caractère ? Paul et Diego l'ont-ils "senti" dans mon ventre ? Quelles ont été leurs "rapports" alors ? Si je sais qu'ils ont ressenti mon stress, ma douleur, ma culpabilité suite à l'intervention, qu'ont-ils ressenti pendant ? Ont-ils eu peur ? Les crises imprévisibles et les peurs de Diego sont-elles liées à cela ? L'extrême indépenance de Paul, jusqu'à refuser les câlins, est-elle liée à cela aussi ?

Il y a aussi toutes ces occurences du mot "triplés" qui me provoquent systématiquement un gros pincement au coeur. "heureusment qu'il n'y en avait pas 3", "imagines ceux qui ont des triplés", "il en manquerait plus qu'un 3e", ect... J'ai envie de répondre, si vous saviez, oui il y en avait 3, oui je les ai portés tous les 3 durant 3 mois, oui je n'ai pas eu la force de croire qu'une grossesse trple avec une issue positive était possible... mais si vous saviez aussi, ce que j'aurais aimé les connaître tous les 3, les voir évoluer et jouer ensemble. Si vous saviez ce qu'il ou elle me manque...

Il y a mon cher qui, s'il ne s'épanche pas, en souffre je le sens. On en avait parlé le soir de l'anniversaire. Le sujet est ressorti de nulle part, samedi soir, alors que nous dînions avec nos amis qui ont perdu une petite fille durant ma grossesse, et dont le fils né à 5 mois et demie de grossesse est toujours hospitalisé pour des problèmes de poumons. On avait dit qu'on n'en parlerait pas à nos amis, sauf très très proches. Mais il leur a dit, et je l'ai laissé faire. Car ce non-dit avec beaucoup de nos amis est de plus en plus pesant pour nous.

Il y a enfin cette dame, que je croise, tous les matins vers 8h en sortant de la crèche sur le chemin de la gare. Cette dame avec ses quadruplés. Deux petites files, deux petits garçons. Non, je n'idéalise pas, cela doit être terriblement dur au quotidien. Mais à voir son air serein, ses 4 enfants si beaux et si joyeux... c'est un coup de poignard chaque matin.

Oui c'était certainement mieux comme ça, c'est grâce à lui ou elle si Paul et Diego sont là en bonne forme aujourd'hui. Mais à quel prix ? Pour nous, pour eux ?

Nous voulons le dire un jour à nos enfants. Parfois, quand j'arrive à avoir un moment calme et câlin avec eux (ce qui est assez rare), je leur raconte. Que dans mon ventre ils étaient 3, qu'il y avait un petit frère ou une petite soeur, mais qu'il n'y avait pas assez de place dans mon ventre. Et que grâce à lui ou à elle, ils sont là aujourd'hui. Que peut-être ils ont eu peur et qu'ils ont senti ma peur, mais que ce n'était pas leur faute. Pour dire vrai, cela n'a pas l'air de les passionner ;-)

J'aimerais trouver un bouquin qui aborde ce sujet, si quelqu'n a une idée. Ou sinon, peut-être en faire un, comme cette histoire que j'ai vue inventée par un couple ayant eu recours au don de spermatozoïdes pour l'expliquer à leur enfant (les Maternelles lundi 17/03)...

Quoi qu'il en soit, on a senti le besoin maintnant de libérer notre parole. Avec nos enfants, avec nos proches... De nous libérer du poids de son absence, pour enfin la/le faire exister, sans tabou. On pense à toi, petite étoile.

 

 

les3

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 10:22

Mes tout petits bébés sont devenus de grands bébés. Maintenant, ils se lèvent : Paul depuis plusieurs mois, Diego depuis quelques semaines. Ils trottent à 4 pattes. Ils jouent parfois ensemble et se tappent de bons fous-rires. Ils deviennent tous fous le soir quand on les déshabille et qu'on les laisse gambader dans leur chambre en body ou en couche. Ils s'attrappent, se tirent les cheveux, se mordent parfois...

Ils savent lancer une balle. Ils savent donner des objets, et le "dire" ("'tin"), les réclammer ("'do"), nous faire patienter ("'tan") (ça, c'est un son qu'ils reproduisent à force de l'avoir entendu, c'est sûr !!!). Paul pousse des cris aigus pour tester sa voix, des "tatatata", des "aaaaaaiiiaaa" et compagnie. Quand il a lancé son doudou par terre et qu'il ne peut pas l'attraper, il le regarde et l'appelle en disant "totototototo". Diego est toujours aussi gutural (son côté latino, je vous dit !), s'exprime par des "gueguegaguigogo", des cris aussi lorsqu'il fait des colères (et il en fait...). Il aime les autres enfants, sourit à tous les petits copains et copines, va même leur faire des câlins, est tout le temps à la recherche de son frère qui, tel un buldozer, le laisse complètement de 

Ils ont eu un an, le 8 février.

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Ils ont eu 1 an, entourrés de leurs 4 grands-parents et de leurs 2 arrière grand-mères. Une bien jolie journée, pleine d'émotions pour moi de voir tout ce petit monde réuni pour fêter l'anniversaire de mes enfants, mes enfants à moi. J'avais fait un joli gâteau (oui oui j'ai cédè à la mode de la pâtisserie déco...), qui, en plus d'être rigolo, était bon, une super entrée (terrine de légumes verts à la fêta en gelée) mais à la présentation foirée, et mon cher s'était chargé du plat : un maxi civet de lapin qui a eu son petit succès.

Ils ont eu un an, et nous ça nous a fait tout drôle. D'avoir de si grands bébés, bientôt des petits garçons. D'être si heureux et si fatigués à la fois. D'être si comblés et en même temps de ressentir ce vide de notre petit absent, particulièrement dans ces moments symboliques... Des regards, quelques mots avec mon cher pour s'apercevoir que notre petit est toujours là, dans nos coeurs. "Tu y penses ?" "oui". La question aujourd'hui : est-il aussi dans le coeur de nos petits ? Comment vivent-t-ils cela ? Y a-t-il un lien avec les colères inexpliquées et subites de Diego ? Finalement, ont-ils souffert de cette grossesse difficile et du stress que j'ai ressenti ? Peut-être faudra-t-il en prelre "à quelqu'un", comme on dit. 

Et puis il y a aussi le travail, mon travail. Je sens qu'il m'épuise peu à peu. Je suis vidée de toute énergie, de toute envie. Oui j'aime mon boulot car j'y apprend et découvre tous les jours de nouvelles choses. J'ai un boulot stimulant, dans les idées, qui me permet même parfois de réfléchir à des sujets qui me touchent tout particulièrement (et vous aussi un peu, j'espère pouvoir vous en parler bientôt). Mais enchaîner les horaires tardifs, les nocturnes, le travail le soir et le week-end de la maison depuis 2 mois ne m'a pas laissée indemne : une infection urinaire, 2 lumbagos, une gastro et un rhume, tout ça en même pas un mois. Je suis au bout du rouleau. Selon le médecin, "il faut changer quelque chose dans ma vie". 

Reste à savoir quoi exactement... mais je sais de quel côté chercher ;-)

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 11:37

Après une belle semaine de Noël en famille, où nous avons pris un malin plaisir à faire plusieurs pieds de nez à DNLP (photo de famille deavant le sapin, petits habillés au couleurs de noël avec bonnet et tout et tout, passage du Père Noël la nuit en bonne et dûe forme, découverte des cadeaux de bon matin les yeux écarquillés et éclatés après une nuit blanche, etc...), nous entammons ce soir une année prometteuse.

2013 fut une chouette année, commencée à 2, finie à 4. Je le répète, pour moi c'est toujours incroyable, il m'arrive encore de me demander si je ne rêve pas. Les petits l'ont commencée un peu plus tard, en février, tout petits, allongés sur le dos et immobiles, mais ils la terminent joufflus, pleins de vitalité, se dandinant à 4 pattes (et même debout pour Paul) et explorant tous les recoins de la maison (y compris les plus inaccessibles, on se demande vraiment parfois ce qui leur passe par la tête...).

2014 sera l'année des premiers pas, des premiers mots... des premières bêtises, aussi ! Enfin ça les bêtises, ça commence déjà : Paul tire sur les prises électriques, Diego mord (son frère, sa mère, son père...) La vigilance est mon maître mot et le restara en 2014 je pense ;-)

Tout va donc bien pour nous.

Je vous souhaite à tous une très belle année

que ce soit à 2, parce que c'est comme ça que tout commence, parce que c'est la source de tout,

une année avec 0 désespoir, 0 souffrance,

une année à 2+1 pour tous ceux qui viennent d'accueillir leur promesse ou qui continuent à la faire grandir,

voire même une année à 4 pour les chanceux ;-)

 

A l'année prochaine !

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 10:53

Voici venir Noël.

Ca n'a l'air de rien comme ça, mais ça m'émeut.

 

Aujourd'hui, j'organise pour ma boîte le Noël des enfants.

La fête que j'ai évité pendant 3 ans, calant exprès des rdv ce jour là, ne descendant surtout pas profiter du buffet dans la journée, faisant ma mauvaise tête ("et pourquoi c'est que pour les gamins d'abord ?"), ou allant chialer dans les wc le cas échéant.

Aujourd'hui, j'organise cette fête. Mes enfants n'y seront pas (trop petits + moi indisponible + Diego malade), mais peu importe. Je pense aux enfants qui vont en profiter, mais je pense aussi à celles et ceux qui n'y viendront pas, celles et ceux qui feront du mauvais esprit. Celles et ceux qui, peut-être, feront juste leur mauvaise tête. Ou peut-être pas.

 

Et pour finir la semaine en beauté, vendredi, pour le dernier jour de crèche, le Père Noël passera une tête. En revanche, là on y sera avec nos petits. Et rien que d'y penser, j'ai les larmes qui me montent aux yeux.

 

Marrant comme ces toutes petites choses ont une grande portée symbolique...

 

Allez je vous laisse avec une p'tite photo des monstres gentils ;-)

 

 

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 10:20

Question qui m'a été posée par deux personnes cette semaine.

Une collègue de travail (très sympa par ailleurs) et une maman de la crèche (pas sympa par ailleurs).

J'ai décié que maintenant, peut-être parce que je suis un peu plus sûre de moi, je ne dévierai plus ces questions.

Non, on n'en a pas dans la famille (enfin mon mec si, sa grand mère en a eu 2 paires... mais rien à voir), et non, on s'est pas dit "mon Dieu quelle horreur des jumeaux" à la 1e écho. 

On s'est dit "oh putain la chance qu'on a". Et puis au conseil du gynéco de nous orienter vers une réduction embryonnaire "quelle horreur de devoir arrêter un de ces petits espoirs". Non, je ne regrette pas, et je le répète, si Paul et Diego sont là aujourd'hui, c'est grâce à notre 3e petit ange qui leur a laissé la place. Mais je vous prie de croire que dans un monde idéal, si les risques n'avaient pas été si importants, nous aurions gardé nos trois petits bébés.

Alors quand on me demande si ça a été le choc, je réponds maintenant qu'on était avant tout contents qu'il y ait des bébés dans mon ventre. Parce que oui les jumeaux, c'est peut-être dûr à encaisser pour une première grossesse, mais ça dépend du contexte.

Et en général, les gens n'y reviennent plus ;-)

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 10:20

Le temps passe, file à une vitesse folle.

Je ne sais même plus où je vous ai laissées la dernière fois... je crois bien qu'on parlait de reprise... Merci d'ailleurs pour vos mots d'encouragements !

 

Reprise il y a eu, donc. En douceur, avec un accueil drôle et des plus chaleureux de la part de mes collègues : des photos de moi partout avec un petit texte "cette personne a disparu depuis 469 jours. Si vous avez des informations, appelez-nous au 01.... Ne l'oublions pas" et puis dans des endroits sympas, genre aux toilettes "il y a 469 jours, cette personne faisait caca dans ces toilettes. ne l'oublions pas". J'ai donc réussi un challenge de taille grâce à ces charmantes attentions : reprendre le boulot après 1 an et demie d'arrêt sans pleurer, et même en me marrant !

 

Bon, tout n'a pas été rose non plus, hein. Nous avons pris nos marques en matière d'organisation : chaque dimanche soir, on sort nos agendas et on décide de qui va emmener ou récupérer les enfants à la crèche en fonction de ses urgences, l'horaires de ses réunions, etc. Le matin, ça se passe plutôt bien (sauf pour mon cher qui déteste habiller les petits et qui du coup met des plombes...), mais le soir, une fois les petits récupérés vers 18h20-30... comment dire... c'est la bérézina. Ils sont affammés, fatigués, ils hurlent jusqu'à ce qu'on leur donne leur bib. Le problème, c'est que souvent (un soir sur 2 en fait), il faut les laver. Alors bien souvent, les bains se font dans les hurlements. Mais une fois rassasiés, ils sont adorables. De vrais petits anges. Incroyable cette capacité qu'ils ont à passer de l'état de Gremlins à l'état de charmants bébés...

 

Mais tout ça, c'est de la gnognotte à côté du véritable défaut de mes enfants. Défaut partagé par beaucoup d'enfants l'hiver, et dont ils ne sont absolument pas responsables... j'ai nommé les maladies. Depuis fin septembre, nous allons minimum une fois par semaine chez le pédiatre. Au chapitre relou, très relou, nous avons eu 2 hospitalisations pour bronchiolite (Paul a fait une otte en plus à l'hôpital), évidemment pas en même temps, de 4 jours chacune... Et puis 2 semaines de fièvre par intermittence pour Paul car son otite ne passait pas malgré les antibios... ça s'est fini en injections de Rocéphine, super. Puis c'est Diego qui a refait de la fièvre (les dents), puis une conjonctivite, puis Paul avec la totale : otite / conjonctivite / rhinopharyngite. Et puis re-Diego bronchite et otite. C'est là qu'on regrette d'être dans un désert médical, de devoir faire 15 min de bagnole pour trouver un pédiatre qui reçoit de 10h à 17h les jours de semaine et qui en plus, n'a pas déteté, en 9 mois, un truc basique de chez basique : nos enfants ont un maxi reflux. Doublé d'une allergie au lait. Donc on est passé au lait de riz et yaourts au soja. Autant vous dire que ça nous coûte un bras (23 € la boite de lait tt de même... finie en 4 jours). Donc on a changé de pédiatre, aussi. On va même voir une homéopathe. Je vous raconte pas comme ils kiffent les granules ;-)

 

Granules d'arnica dont ils vont se gaver d'ailleurs à partir de maintenant (admirez la transition), car voici venue la période des CHUTES !!!!!!!!! et la mère froussarde et stressée que je suis n'a pas fini de se faire du souci. Oui, c'est trop mimi de voir Paul se lever et rester debout accroché à une chaise / son parc / son lit / le mur (oui oui, les mains à plat), c'est trop mimi jusqu'au BOUM annonciteur de la chute, sur le carrelage bien sûr sinon c'est pas drôle. Diego ne se lève pas encore lui, mon pépouf se déplace en roulant d'un côté et de l'autre, ou bien recule, mais il tient bien assis. Enfin, il tient bien jusqu'à ce qu'il s'énerve et envoie sa tête bien violemment en arrière. BOUM, le carrelage.

 

Sinon, à part ça ben... ça va plutôt pas mal !!!!

Au rayon des affaires qui roulent :

 

- les nuits : 20h-20h30 - 6h30 ou 7h en semaine, 8h (9h20 hier !) le week-end (ces petits sont dotés d'une intelligence supérieure et font la différence entre semaine et we :-) oui bon ok en fait c'est juste qu'ils sont nazes de leur semaine !!!). Presque pas de réveil nocturne (hors maladies bien sûr).

 

- la crèche : ils sont contents comme tout quand on les y laisse, y mangent bien, y jouent bien, y dorment bien (à peu près), y choppent bien plein de microbes.

 

- la socialisation : ils vont avec tout le monde et même parfois réclamment d'aller avec d'autres lorsquils sont dans nos bras. L'humiliation extrême pour certains parents, un signe de bonne composition pour nous ;-)

 

- le couple : on a morflé, c'est indéniable. On accuse encore le coup, on est nazes, parfois à fleur de peau. Mais franchement dans l'ensemble, ça se passe très bien.

 

- le boulot : là aussi RAS, j'ai l'immense chance de pouvoir prendre des jours ou de bosser de chez moi en cas de besoin, pour le moment rien ne m'est reproché. Je pars à 17h45 lorsque je récupère les enfants (autant dire que je prends mon aprème), mais ça le fait. J'ai retrouvé mon poste, mon client, et figurez-vous que je vais même pouvoir dans quelques jours travailler sur un sujet complètement BAMP (une campagne d'inctation au dons de ce-que-vous-savez-qu'en-france-c'est-la-galère-qu'on-est-obligés-d'aller-en-espagne-belgique-grèce-ou-autre) dont malheureusement je ne pourrai pas parler ici, enfin sauf à mots couverts :-)

 

La vie continue, donc, pleine de vie, d'amour, de stress, de rires, de peurs, de pleurs, de petits riens qui nous ont complètement changés. De cette chance que nous avons d'être passés de l'autre côté.

 

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 15:46

Bon ben voilà, on y est presque.

Les petits sont à la crèche toute la journée depuis le début de la semaine. Moi, je me repose et je prépare sereinement mon retour au boulot (version officielle).

 

...

 

EN VRAI :

je suis malade comme un chien au fond de mon lit, je flippe, j'ai peur de ne plus savoir bosser après 14 mois d'arrêt, est-ce que je vais arriver à gérer mes horraires pour voir mes gamins ne serait-ce qu'une heure par jour, est-ce qu'ils ne vont pas être malheureux comme les pierres à la crèche, est-ce qu'ils ne m'en voudront pas plus tard, est-ce que 11h par jour à la crèche c'est pas beaucoup trop pour des enfants de 7 mois et demie, est-ce qu'on ne va pas me faire culpabiliser d'être partie aussi longtemps, est-ce qu'on ne va pas me dire "tu prend ton aprème ?" quand je partirai à 17h45 pour aller les chercher, est-ce que j'ai toujours la même niake pour mon job, est-ce que quand on est "normal" (cf. mon précédent post) on peut aussi être un couple qui s'aime comme au 1er jour, est-ce que...

 

Pas de méprise, je suis toujours contente d'y retourner hein, mais voilà je l'avais peut-être joué un peu optimiste au premier abord... il faut se le dire, c'est pas évident. Et puis mes gamins me manquent. Ben ouais. Jamais contente la fille !

 

Bref j'suis un peu effrayée. Un peu comme la marmotte, là...

 


 
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 16:39

Je trouve que je suis passée un peu vite sur cette nouvelle étape ô combien importante.

 

La première fois que je suis passée devant cette crèche, je venais visiter la maison que nous occupons actuellement. Je m'étais dit "cool, une crèche au bout de la rue". Et je m'imaginais peut-être un jour, si on avait de la chance (c'était après un an et demie d'essais), franchir la porte de cette crèche mon bébé dans les bras. 

 

La deuxième fois que je suis passée devant cette crèche, c'était lorsque nous avons emménagé. J'étais enceinte. Et je me suis dit "cool, dans quelques temps je franchirai cette porte avec mon bébé dans les bras, tu seras bien ici mon loulou tu verras".

 

Et puis il s'est produit ce qu'il s'est produit, oeuf clair, grossesse môlaire, bla bla bla. Les 6 mois de pause. Les stimulations foirées. Quand je passais chaque matin devant la crèche, c'était la boule au vente. Je me disais finalement, "tu crois qu'un jour, je franchirai cette porte avec mon bébé dans les bras ?". Parfois même, je changeais de trottoir tant il était clair que la réponse était non.

 

Quand j'ai été enceinte de mes bébés, une fois la bonne évolution de la grossesse confirmée, je suis allée faire une préinscription à la crèche. Les bras vides certes, mais le ventre plein. J'en étais toute surprise et toute retournée.

 

Lundi dernier, j'ai franchi la porte de la crèche avec mes deux bébés pour débuter leur adaptation. Aujourd'hui, en repartant chez moi à 16h avec mes deux loulous tout sourire après leur première "grande" journée, et après que la référente m'ait dit que tout s'était super bien passé toute la semaine, je suis heureuse. Ca y est, on a deux mignons petits graçons, et on vit notre vie de parents, travail, crèche, week-ends... on est comme tout le monde. Oh bien sûr, une fois le stress du boulot revenu, je râlerai comme tout le monde de n'avoir pas assez de temps. Bizare hein, comment à un certain âge on fait tout (y compris mettre du rouge à lèvres noir, oui oui) pour montrer sa différence, et à un autre on fait tout pour être juste "normal"...

 

Sinon pour les détails techniques pour celles qui se demanderaient, ça s'est passé comme ça :

- lundi 10h-11h, les bébés ont joué et on a discuté avec la référente (habitudes, repas, horaires, jeux...)

- mardi 9h-11h sans moi, 1e sieste des bébés (enfin il n'y a que Diego qui ait dormi)

- mercredi 9h-11h45, sieste pour les 2

- jeudi 9h12h30, repas des 2 en ma présence

- vendredi 9h-16h, repas et goûter sans moi.

 

Et comme les poussettes doivent rester à l'extérieur, il me faut demander de l'aide en arrivant et en partant (détail à prendre en compte pour la gestion du timing le matin).

 

En attendant, après m'être délestée aujourd'hui de quelques centaines d'euros en fringues pour fêter ça, je vais savourer ma normalité à moi ce week-end, et passer ma dernière semaine de congé à dormir, voir du monde... et même retouner voir un gynéco pour parler contraception. Oui, con-tra-cep-tion. Oh oh oh la bonne blague ;-)

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Chrono-biologie des événements

Rencontre en avril 2003

Septembre 2009 : on arrête la pilule. Mais on y va à la cool, hein, on calcule pas, on laisse le temps au temps !

Août 2010 : bah alors, ça marche pas ? Après 1 an d'essais infructueux, début des examens gynéco.

Février 2011 : diagnostic absence d'ovulation et spermogramme pas top (13% de typiques, peu mobiles)

Mars 2011 : 1er cycle de traitement Clomid/Estreva

Avril 2011 : prise de sang positive

Mi-mai 2011 : 1e echo à 8 SA, verdict : oeuf clair.

Fin mai 2011 : oeuf clair confirmé

Début juin 2011 : curetage

Fin juin 2011 : résultats de l'anapath. : grossesse môlaire partielle

De juin 2011 à fin Décembre 2011 : surveillance post grossesse môlaire, reprise de la pilule, dépression et psychothérapie

Janvier 2012 et Février 2012 : 2 cycles sous Clomid et Estreva, rien

Mars 2012 : 3e cycle consécutif de stimulation, Clomid+Estrava+HCG5000, rien

Avril 2012 : 4e cycle, Clomid+Estrava+HCG5000, négatif

Avril 2012 : changement de gynéco dans l'optique d'un parcours pma

Mai 2012 : hystéroscopie RAS (mais inflammation de l'utérus), spermogramme pas top. Lancement IAC n°1.

11 juin 2012 : IAC 1

26 juin 2012 : PDS + à 791 !!!

3 juillet 2012 : 1e écho à 5,5 sa : 3 embryons

12 juillet : 2e écho à 6,5 sa : les 3 embryons ont un petit coeur qui bat

24 juillet : 3e echo, les 3 crevettes évoluent bien, leur coeur bat toujours

3 août : 4e echo, ils bougent !!!

20 août : écho officielle à 12 SA, tout est ok

27 août : nous endormons un de nos petits, commence une période de stress intense.

2 octobre : écho à 18 SA, tout est ok... et nous attendons 2 petits mectons !!!!

30 octobre : écho à 22 SA, tout est ok. Loulou n°1 pèse 494 g, Loulou n°2 510 g.

28 novembre : écho à 26 SA+1, loulou n°1 pèse 861 g, loulou n°2 841 g, col évasé à 30 mm.

5 décembre : on détecte une arythmie sur le coeur de J2

12 décembre : échos de contrôle contradictoires du rythme cardiaque des bébés à 28 SA+1, J1 pèse 1,074 kg, J2 1,064 kg

25 décembre : hospitalisation pour MAP, col raccourci (18-22 mm) et modifié

31 décembre : 2e hospitalisation pour MAP, col stable mais contractions nombreuses et douloureuses

3 janvier : écho à 31 SA+2, J1 et J2 estimés à 1,450 kg, doppler limite et extrasystoles rares sur J2

14 janvier : 3e hospitalisation pour MAP et surveilance J2

17 janvier : écho à 33 SA, J1 et J2 estimés à 1,660 kg, dopplers ok

29 janvier : 4e hospitalisation pour surveillance des rythmes cardiaques des bébés

31 janvier : écho à 35 SA+2, J1 2,130 kg et J2 1,953 kg, dopplers ok.

7 février : écho à 36 SA + 2, dopplers ok, diminution du liquide amniotique, décélérations des deux bébés au monito pendant les contractions, hospitalisation pour surveillance.

8 février : Paul et Diego naissent par césarienne en urgence, à 22h05 et 22h06.